
Né à Langres en Champagne-Ardenne William Dongois effectue des études de trompette à Reims et à Paris. Il enseigne cet instrument au Conservatoire parallèlement à une activité orchestrale au Grand Théâtre de Reims. Membre du quintette de cuivres de Champagne-Ardenne il participe à de nombreux concerts, découvre et se prend de passion pour le répertoire musical des XVIe et XVIIe siècles. Il approfondit ses connaissances de l'histoire du langage musical dans la classe d'écriture d'Olivier Trachier. En possession de diplômes d'harmonie, de fugue et de contrepoint, conjuguant son expérience de trompettiste et ses affinités pour la musique ancienne il s'intéresse alors au cornet à bouquin.
Lors de différents stages, il bénéficie de l'enseignement instrumental du cornettiste Jean-Pierre Canihac et de celui de Jordi Savall pour la musique d'ensemble. William Dongois abandonne la trompette et décide de se consacrer à la musique des XVIe au XVIIIe siècles, sans négliger toutefois le répertoire médiéval lors de stages divers de chant grégorien et de contrepoint médiéval. Il poursuit sa spécialisation à la Schola Cantorum Basiliensis où il suit les cours de Bruce Dickey jusqu'en 1992. Dès cette période, il joue et enregistre avec de nombreux ensembles: Hespérion XX, Les Sacqueboutiers de Toulouse, le Concerto Palatino, Tragicomedia, Taverner's Players, Gabrieli's Players, Elyma, Musica Fiata, et sous la direction de Michel Corboz, Joshua Rifkin et Philippe Herreweghe.
William Dongois joue également au sein de La Fenice de sa création jusqu’en 1993, ensemble avec lequel il obtient les premiers prix aux Concours de Musique d'Ensemble de Bruges en 1990 et de Malmö en 1992. Il est régulièrement convié à se produire avec René Jacobs et d’autres formations comme le Weser Renaissance Bremen, La Capella Ducale Venezia, Musica Fiorita de Bâle et Le Poème Harmonique. Il est également invité par les Ensembles Anthonello de Tokyo, Les Boréades de Montréal. William Dongois contribue à animer deux ensembles de musique improvisée – Night Watch – Musique Renaissance pour vents, et le Broken Quartet avec le claveciniste Freddy Eichelberger et deux jazzmen : le saxophoniste Pierre-Marie Bonafos et le contrebassiste Jean-Luc Fillon.
Détenteur du Diplôme d’Enseignement et du Certificat d’Aptitude d'Instruments anciens, William Dongois enseigne le cornet et l'improvisation lors de nombreux stages et "master classes" pour différentes institutions en France, "Musikhochschulen" en Allemagne et en Autriche. Depuis 2002, il est professeur titulaire de la classe de cornet du Centre de Musique Ancienne de Genève.
« Comme Pierre Hamon avec ses flûtes
de toute paroisse, William Dongois a intégré ces cultures
musicales ethniques qui ont transmis des échelles sonores non tempérées,
une pensée rythmique non rationnelle, une ample prati¬que improvisatrice
ainsi que des relations au temps et à l'espace que notre Occident
a expulsées de
ses horizons. En chercheur poète, muni d'une technique instrumentale
infaillible, il laisse s'exhaler sa musicalité naturelle, onirique
et exempte de toute « nostalgie-refuge ». Le Concert brisé
porte ce projet artistique intelligent et gourmand par lequel, au-delà
des délices acoustiques ici savourées, et au-delà des
trois moments historiques proposés, chacun se surprend à laisser
naître en lui une libre méditation sur l'humanité, au
sens du cinéaste Bruno Dumont mais sous un visage sensuel et enthousiasmant
! »
Frank Langlois, Le Monde de la musique, novembre 2006
« … la délectable versatilité
de William Dongois , maître du cornet à bouquin pour les figurations
virtuoses et du cornetto muto pour le rêve intérieur. »
Roger Tellart, Diapason
« … au-delà de la fête acoustique
prodiguée par un interprète hors normes, les ébouriffants
traits funambules de la Sonata seconda la Cesta de Pandolfi-Mealli où
Dongois triomphe en se jouant des défis techniques les plus téméraires,
le présent album s'avère un guide précieux sur le chemin
d'un style supposé d'époque. »
Roger Tellart, Diapason
« … on ne dira jamais assez combien William
Dongois est un maître parmi les maîtres du cornet. Il se joue
des difficultés avec une souplesse qui coupe le souffle. »
Anne Piéjus, Le Monde de la Musique
« William Dongois transporte l’auditeur
au XVIIe siècle d’une manière resplendissante. Musique
à couper le souffle. Il est à juste titre parmi un des meilleurs
virtuoses de cet instrument. »
Fono Forum
« William Dongois a développé
un style de jeu unique. Son registre aigu sans effort, est plus proche de
la flûte que chez la plupart des cornettistes, et son phrasé
porte sa marque personnelle. »
HBS Newsletter, New York
Photo : Klaus L. Neuman

© Le Concert Brisé - 2008
Texte édité par: William Dongois - Administration: Françoise Burri - Mise en Pages: Thierry Buclin